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Pic du Canigou
(2784 m)

 

 

L'origine de son nom se perd dans le temps et n'a jamais été formellement établie. "On parle de cani, le Canigou évoquant vaguement une dent de chien. Mais personne n'a pu avancer d'incontestable explication étymologique. C'est un nom vraisemblablement d'origine celtibérique", avance prudemment Yves Hoffmann, ancien directeur du comité départemental du tourisme des Pyrénées Orientales et auteur de plusieurs ouvrages sur le Roussillon. Peu importe. Une seule certitude : depuis toujours, "c'est la montagne mère, symbole de la fécondité, qui amène l'eau dans la plaine, irrigue les vergers", poursuit Yves Hoffmann.

François Cusset "Pyrénées magazine n° 15"

 

Récompense suprême pour les randonneurs   qui se lancent à l'assaut de l'Olympe catalan : l'arrivée au sommet, à 2784 mètres d'altitude. La table d'orientation et la croix de fer, auréolée d'un drapeau sang et or déchiré par les rafales, font partie de la visite. Mer de nuages ou vue panoramique par beau temps jusqu'à la mer, le spectacle change souvent.

Le Canigou a grandit de 50 cm

Le Canigou mesuré par GPS. Ce fut une première dans les Pyrénées Orientales. Les 1er et 2 octobre 2004, les géomètres-experts du département ont procédé à la première mesure centimètre par GPS (positionnement par satellite) du Canigou. Une équipe internationale constituée  par le CNRS de Montpellier, l'Institut cartographique de Catalogne, Trimble (spécialiste du GPS), l'Institut géographique national. Cette mission avait pour objectif de vérifier l'altitude du Canigou, qui était établie depuis 1958 à 2784,16 m. Le résultat des récents calculs révèle une altitude de 2784,66 m.



referencement google

 

Olympe des Catalans, le Canigou est un remarquable massif étoilé, bien détaché de la chaîne frontière, offrant tous azimuts des vues splendides par temps clair et présentant des contrastes saisissants. 

En 1276, le roi Pierre III d'Aragon en gravit les pentes, encadré par une forte escorte. Soudain, d'un lac où flotte une odeur de soufre, sort un dragon terrifiant. Toute la troupe prend ses jambes à son cou. Seul, le roi poursuit l'ascension et se dresse au sommet qu'il croyait le plus élevé des Pyrénées. Quelle glorieuse conquête !   

En 1907, un lieutenant de gendarmerie parvient à cheval aux 2784 m du sommet.              

En 1901, déjà, on projette de construire un chemin de fer à crémaillère jusqu'au dôme sommital. Vers 1950, on étudie l'installation d'un périphérique, puis l'installation d'une station de ski. On trace des pistes sur des dizaines de kilomètres, qui sont comme autant de coups de fouet sanglants sur le dos du Canigou. Les 4 x 4 arrivent, les tout-terrain soulèvent des nuages de poussière dans les vrombissements des moteurs et dans l'odeur d'huile brûlée. Et soudain tout se calme grâce à l'administration et aux collectivités locales : le massif du Canigou est classé "zone protégée pour la beauté de son site et pour la sauvegarde de sa flore et de sa faune"... Bravo pour cette décision !

 

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