Accueil

Bibliographie

Etapes du GR 10

Faune

Flore

Gîtes & refuges

Lexique

Randonnées

Raquettes

Villages & villes

 

 

Le Pyrénéen revendique son appartenance à sa vallée. Ainsi la diversité des parlers et des costumes qu'affiche chaque vallée pyrénéenne rappelle l'attachement de ses habitants aux pratiques locales : c'est la solidarité dans l'indifférence. Et rien ne vaut comme en témoigne ici George Sand dans Rose et Blanche un jour de marché sur la place Macadieu de Tarbes pour le réaliser :

"La place était inondée des flots d'un peuple bigarré où l'on pouvait facilement reconnaître les champêtres habitants de ces mille vallées qui ont chacune leur costume, leurs mœurs et leur langue. On les reconnaissait à la couleur et à la forme de leur béret ; ceux de la vallée d'Aure portaient la toque blanche à houppe de laine bleue ; ceux de Gèdre la toque rouge et blanche ; ceux d'Aran une barrette grise, et ceux de Luz un bonnet tombant sur les épaules et qui se rapprochaient de la résille espagnole.

Mais, généralement, tous ceux de Bigorre affectaient une propreté simple et un costume uniforme. La même étoffe de laine brune sans teint composait leur veste ronde, leur pantalon large et leur toque plate. Tous ceux qui végétaient, ignorés dans le fond des gorges de la montagne, portaient encore la culotte courte et serrée sur les hanches, le bas blanc ou rayé, et l'espadrille de peau de vache attachée comme un cothurne autour de sa jambe."

 

referencement google

Ce premier roman édité d’Aurore Dupin (véritable nom de George Sand) est signé J. Sand.
Le J. signifie que Jules Sandeau, alors amant d’Aurore, a participé à l’écriture de l’œuvre. Cependant, les spécialistes de la romancière s’accordent pour dire que cette participation fut minime.
En effet, on trouve déjà dans Rose et Blanche, les grands thèmes qui vont jalonner l’œuvre sandienne :
- l’héroïne, grande âme, au caractère fort et déterminé,
- les hommes, restés enfants, qui ne savent pas maîtriser leurs pulsions et qui sont matérialistes et soucieux du « qu’en dira-t-on »,
- les personnages d’artistes pittoresques,
- les membres du clergé jouisseurs des biens matériels aux dépens du peuple, imbus de leur savoir, effrayants inquisiteurs ou libertins hypocrites,
- le travestissement de la femme en homme (thème de l’androgynie),
- le couvent lieu propice aux hallucinations et aux apparitions des spectres…
C’est également elle, et non Jules Sandeau, qui a fréquenté les lieux décrits dans le roman : les Pyrénées, Nérac, le couvent des Anglaises à Paris…

 

Précédent