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Église de Sainte-Engrâce

 

Ici, à Sainte-Engrâce, l'histoire fait large place à la légende… En l'an 304, une jeune Lusitanienne du nom de Engratia, jeune vierge portugaise, se rendait avec sa famille en Gaule pour y épouser un comte du Rousillon. Arrêtée par les soldats romains, les voyageurs et les dix-huit chevaliers qui l'accompagnaient furent massacrés et Engratia martyrisée. On parle de foie et seins arrachés, de cœur mis à nu, de clous dans le front… Le culte de Sainte-Engrâce s'enracina à Saragosse, et la légende dit encore qu'au Xe siècle des voleurs s'étant emparés d'un bras de la sainte chargé de bijoux, ils le cachèrent dans un chêne creux, près d'une fontaine, au plus profond de cette verte région de la Soule. Chaque jour, un taureau s'agenouillait devant le tronc et ses cornes flamboyaient. Religieux puis fidèles accoururent, et dès le XIIe siècle une église s'éleva à l'emplacement du chêne. Ce sanctuaire devint lieu de pèlerinage réputé, accueillant les princes d'Aragon, de Navarre, du Béarn. Sainte-Engrâce est alors évoquée contre les intempéries, la sécheresse… et les maux de tête !

Du XIVe au XVIe siècles, la collégiale subit les dommages de l'occupation anglaise, espagnole et des guerres de religion. Dans la tourmente, le bras de la sainte disparut et fut remplacé au XVIIe siècle par un doigt importé d'Espagne. Même la Révolution et la vente de l'église comme bien national ne mirent pas fin aux pèlerinages et en 1841 Sainte-Engrâce fut classée Monument Historique.
Depuis 1983, de lourds travaux de restauration sont en cours, coûtant, selon le prêtre de la paroisse, "les yeux de la tête et toute la patience des anges du ciel…

 

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