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Norbert Casteret

Le plus connu des spéléologues français

(1897-1987)


referencement google
 


18-09-2000

Dessiné par :
Marc Taraskoff
Mis en page par :
Jean-Paul Cousin
Imprimé en :
héliogravure
Couleurs :
brun, beige, vert,
gris, noir
Format :
vertical 22 x 36
50 timbres à la feuille
Valeur faciale :
3,00 F + 0,60 F
0,55 euros

 


Que citer avant tout dans sa longue carrière ce pyrénéen né le 19 août 1897 à Saint-Martory en Haute-Garonne, si souvent associée aux Pyrénées ? Peut-être l'exploration de la grotte Casteret, à 2700 m en 1926, et celle des grottes glacées du Marboré, mais aussi sa campagne pour déterminer la source de la Garonne (1921-1931), ses descentes dans le gouffre Martel, à la Henne Morte (où il bat par deux fois le record mondial de profondeur), ses explorations dans l'Atlas marocain... Casteret fut aussi un merveilleux vulgarisateur, à l'œuvre abondante et diverse : récits, romans, contes ; il a aussi écrit un biographie de Martel. Musée à Fontaine-de-Vaucluse.
 


En 1912, il descend en solitaire dans le gouffre du Poudac-Gran, après avoir installé une corde lisse dans le premier puits d'entrée, de 35 mètres, et découvrir une salle souterraine, un lac et des restes osseux du terrible ours des cavernes.

En 1919, après quatre années sur le "front", il revient au pays...

En 1922, il pénètre seul dans la grotte de Montespan. Après le franchissement de deux siphons, il découvre des vestiges émouvants de ses devanciers préhistoriques : des traces de pieds nus dans la boue que les siècles ont calcités, des gravures, de chevaux, de bisons, et surtout des statues, modelées dans l'argile. Les plus statues du monde !

En 1924, il se mari avec Elisabeth Martin (19 ans), passionnée de haute montagne, elle a déjà gravi plusieurs "3000" dans les Pyrénées.

En 1926, le couple découvre les grottes de Marboré.

En 1930, c'est la découverte de bisons, de chevaux gravés sur la paroi et d'une tête de lion rugissant, gueule ouverte, les crocs menaçants, tracée au silex sur la roche friable dans la vaste grotte de Labastide.

En 1931, il découvre au trou du Toro, au pied des monts Maudits en Espagne, la véritable source de la Garonne, dont le cours naissant chemine sous terre sur près de quatre kilomètres.


En 1931, c'est l'exploration de l'immense grotte de Cigalère. Elle oppose ses 52 cascades qu'il faudra escalader en varappe ou à l'aide d'une perche. L'exploration ne s'achèvera que 80 ans plus tard.

En 1933, il découvre seul et à la corde lisse du gouffre Martel. Le plus profond d'Europe avec un abîme de 303 mètres.

En 1934, le couple en mission au Maroc découvre d'une quarantaine d'abîmes dans l'un de 103 mètres de verticale absolue.

En 1936, il étudie pendant 25 ans les mœurs et comportements de la chauve-souris.

En 1941, première exploration du gouffre de la Henne-Morte en compagnie de Marcel Loubens et d'une équipe d'adolescents, camarades de son jeune fils Raoul. Le fond ne sera atteint que 6 ans plus tard grâce au Spéléo-Club de Paris.

En 1952, il participe aux descentes du fameux gouffres de la Pierre-Saint-Martin où Loubens succombera à une chute dans le grand puits d'entrée de 346 mètres.

En 1955, il dirige un groupe de spéléologues aixois sur le massif d'Arbas où il soupçonne l'existence d'un immense réseau souterrain. Trente-trois ans après, des centaines de gouffres ont été découverts et permettant la mise à jour d'un réseau souterrain de 1013 mètres de profondeur pour 89 km de développement.

Il a écrit 45 livres et donna 1200 conférences en France et dans 27 autres pays dans 458 villes différentes.

 

 

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